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Selectour SYLVHERVoyages CAP HORN, POINT DE RENCONTRE DES OCÉANS.

Le Cap Horn a été déclaré Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 2005 et est couronné par un monument d’acier de 7 mètres de haut, oeuvre du sculpteur chilien José Balcells Eyquem. Situé dans l’archipel de la Terre de Feu, ce lieu mythique qui est considéré le point le plus austral du monde, fut découvert en 1616, et fut une importante route de navigation entre les océans Pacifique et Atlantique pendant des siècles. Il existe peu de lieux au monde face auxquels l’homme se sente aussi vulnérable et submergé par une aura mystique et spirituelle. Le Cap Horn, appelé aussi « Le Bout du Monde », fait partie de ces lieux. Sa position entre les deux océans et l’intensité des phénomènes atmosphériques qui l’entourent, font de son passage une expérience unique et inégalable.

CAP HORN, POINT DE RENCONTRE DES OCÉANS

CORNELIUS SHOUTEN

Il existe peu de lieux au monde où l'homme se sent si vulnérable face aux éléments naturels qui se trouvent de plus entourés d'une aura de légendes et d'histoires. Le Cap Horn est l'un d'eux. Sa position entre deux océans, à 55°56' Sud et 67°19' Ouest, ajouté à l'intensité des phénomènes atmosphériques autour de sa pointe rocheuse font de son passage une expérience unique et inoubliable.

Au 16ème siècle, les deux routes maritimes connues qui menaient aux richesses des "îles aux épices" (actuellement les Philippines) étaient pour les Espagnols la route du détroit de Magellan et pour les Hollandais la route du cap de Bonne Espérance, cette dernière étant sous le strict monopole de la Compagnie Néerlandaise des Indes Occidentales. Jusqu'au jour où un groupe de commerçants de la ville de Hoorn se joignent pour tenter de se libérer du monopole de la toute puissante Compagnie : ils arment alors une expédition composée de deux navires, le Hoorn et le Eendracht, sous le commandement de Cornelius Schouten et Isaac Lemaire. La petite flotte appareille du port de Hoorn en mai 1615 à la recherche d'un nouveau passage à l'extrémité méridionale de l'Amérique du Sud.

LA ROUTE DU CAP HORN

Après avoir atteint l'entrée orientale du détroit de Magellan, ils continuent leur navigation vers le sud en suivant les côtes de terre de feu (qu'ils baptisent au passage comme "Terre du roi Guillaume"), passent par le détroit qu'ils nomment "Lemaire" et peuvent discerner l'"île des Etats". Ils croisent alors en face de l'entrée du canal Beagle qu'ils ne voient pas et continuent leur descente vers le sud jusqu'à contourner le 31 janvier 1616 la dernière île qu'ils rencontrèrent et qu'ils baptisèrent "Cap Horn". La route du Cap Horn avait été découverte et devait se transformer jusqu'à la fin du 19ème siècle en l'une des principales routes de navigation du globe malgré ses redoutables dangers.

Des ouvrages entiers ont été écrits sur les difficultés que représentait le passage du Horn pour les grands voiliers d'autrefois. Les innombrables drames et les extraordinaires exploits qui s'y sont déroulés pourraient se résumer en 3 faits :

 -- L'on estime qu'entre les 16ème et 20ème siècles, plus de 800 bateaux se sont perdus dans les eaux du Cap Horn, ensevelissant dans ses flots quelques 10.000 hommes de toutes conditions, races et nationalités.

 -- Le passage le plus rapide connu du Horn a été réalisé en 1938 par le Priwall, en 5 jours. Le record inverse est détenu par le Susana, en 1905, en 94 jours ! (toujours à la voile).

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES CAPS HORNIERS

Avec l'expansion de la navigation à vapeur durant la seconde moitié du 19ème siècle, une partie du trafic maritime internationnal se détourna du Cap Horn avant de l'abandonner presque complètement avec l'ouverture du canal de Panama en 1914. En 1881, le traité de délimitation de la frontière entre le Chili et l'Argentine déclare le cap Horn et toutes les îles situées au sud du canal Beagle comme étant chiliennes. De nos jours, la route du Cap Horn est utilisée principalement par les "super tankers" qui, par leurs dimensions, ne peuvent pas emprunter le canal de Panama.

Cette association fut fondée en 1937 à Saint Malo par un groupe de capitaines français qui avaient vécu l'expérience de doubler le cap Horn au commandement d'un voilier de la marine marchande hauturière. En raison du décès de la plupart de ses membres, l'association a été remplacée par des organisations sympathisantes inspirées par le même esprit d'aventure : les Confréries des Cap-horniers. l'emblème de la section chiliennes de cette confrérie est reproduit ci-contre :

Ce symbole s'inspire d'une vieille coutume des marins d'autrefois qui consistait à capturer pour un moment un albatros en le manoeuvrant de la même manière qu'un cerf-volant. Pour ce faire, les marins accrochaient un appât de viande salée amarée sur une pièce métallique en forme de losange, elle-même attachée à une ligne que l'on traînait derrière le bateau, à la surface de l'eau. Lorsqu'un albatros essayait de saisir le morceau de viande avec son bec, l'on tendait la ligne et le losange s'accrochait sous la pointe courbe du bec de l'oiseau. tant que la ligne restait tendue, l'oiseau ne pouvait pas se libérer et les marins s'en jouaient alors comme d'un cerf-volant, jusqu'à réussir parfois à le faire se poser sur le pont du navire, où il était libéré. Aucun marin qui se respectait n'était disposé à tuer un albatros. Les superstitions marinières supposaient qu'en ces beaux oiseaux errants et solitaires étaient incarnées l'âme de marins morts en mer.

LE MONUMENT DU CAP HORN

Le 5 décembre 1992 a été inauguré le monument du cap Horn élevé grâce à l'initiative de la section chilienne de la Confréries des Cap-horniers, à la mémoire des hommes de mer de toutes nationalités qui périrent en luttant contre les inclémences de la nature dans les eaux du cap Horn.

Ce monument de 7 m de hauteur est composé de deux corps indépendants de cinq plaques d'acier. Il est l'oeuvre du sculpteur chilien José Balcells Eyquem. Les plans et la construction ont été réalisés par la Marine chilienne de manière à résister à des vents de 200 km/h. Le montage de l'oeuvre a duré plus d'un mois, entre octobre et novembre 1992.

Sur le chemin qui mène au monument ont été disposées deux plaques de marbre. l'une d'elle est consacrée au monument et sur l'autre l'on peut lire ce poème de Sara Vial, auteur de Valparaiso.

Je suis l'albatros qui t'attend au bout du monde.

Je suis l'âme oubliée des marins mort qui traversèrent

le Cap Horn venant de toutes les mers de la terre.

Mais ils ne sont pas morts sur les vagues furieuses,

ils volent aujourd'hui sur mes ailes, vers l'étenité,

dans la dernière crevasse des vents antarctiques.

                                                     Sara Vial

Monument Albatros Cap Horn Cornelius Schouten
Eendracht Priwall les routes du Cap Horn CAP-C Hornos
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